14/11/2017

La distance – Alexandre Steiger

Comme promis, voilà un billet spécifique pour cet autre coup de cœur d’octobre. Un nouveau roman découvert grâce à une formidable bibliothécaire de la bibliothèque Germaine Tillion. Sur une table, à côté du comptoir pour rendre et emprunter, se trouvent une bonne demi-douzaine de nouveaux romans. Romans que les lecteurs peuvent noter et commenter grâce à une petite fiche de lecture. Fiche que je me suis empressée de remplir et de rendre à la bibliothécaire, ravie.

Ce qu’en dit l’éditeur

Alexandre, comédien rêveur au chômage, se regarde, non sans humour, dériver dans un Paris menacé par la crue, à la recherche d’un rôle et de son amour perdu. Il glisse dans la sous-location de sa propre vie et le microcrédit de son cœur. Mais sa soif d’absolu le rattrape, tandis que le souvenir de Jeanne persiste. Il faut aller ailleurs. Peut-être substituer, à son amour, une autre histoire  : celui d’une vedette de cinéma, de l’Art ou de Dieu… 
À moins que la véritable passion ne réside dans ce qui sépare deux êtres  : la distance comme condition d’un amour éternel.

Ce que j’en pense

Nous avions décidé, avec Jeanne, d’aller jusqu’à Positano.” Cette première phrase augurait d’une histoire d’amour un peu classique, sur fond de côte amalfitaine, de voiture décapotable, de soleil aussi chaud que la mer est bleue et de conversations sirupeuses sur l’amour et la vie. Et bien pas du tout. En fait, on se retrouve très vite entre Paris et la banlieue sud, entre une fuite d’eau, des pensions alimentaires à payer et un cœur en miette, une vie à reconstruire. “Puisqu’elle refusait de me rendre des comptes. J’avais pris la décision, en réponse, de ne pas lui rendre les siens.
Il y a bien son ami Francis, pas très à l’aise dans ses baskets d’écrivain, aussi perdu dans sa richesse qu’Alexandre dans sa galère “Mon endettement avait ainsi la même valeur absolue que la richesse de Francis.”
Le style est incisif, percutant, aussi puissant que les sentiments qui agitent et animent Alexandre. “Il y a des séparations qui prennent la forme de déclaration d’amour. On pourrait appeler cela : une déclaration de rupture.
La naissance, comme la mort, devait avoir une date précise pour pouvoir témoigner d’une vie. Avoir des dates, c’est avoir une histoire.
Je recommande chaudement… pour ceux qui n’ont pas besoin de prendre de distance avec cette thématique !

 

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