27/05/2018

Qui a tué mon père – Edouard Louis

Edouard Louis – Qui a tué mon père

Pour une fois, la prescription venait de mon cher et tendre qui, l’ayant entendu parlé à La Grande librairie, m’a dit : « C’est mon histoire, il faut acheter ce livre. » Ni une, ni deux me voilà au BHV tout près du boulot (je crois que je vais faire un prochain billet sur le bonheur absolu de travailler dans Paris, dans un quartier dans lequel on peut trouver à peu près tout… fin de la parenthèse) et j’acquiers ce roman.

Un livre léger, poids plume de 86 pages (76 pages de lecture à proprement parler) un roman paraît-il, mais c’est à peine un « romanceau » (à la rigueur un roman sot). Quel que soit le genre auquel on veut rattacher ce texte, et même si paraît-il c’est une commande destinée à être mise en scène au théâtre, ce livre est une arnaque. Une arnaque mal écrite qui appartient à cette littérature française socio-politico-démago, cette littérature qui navigue sur le social et la complaisance et parce que j’appartiens à une classe sociale, une villle, une région de la minorité tout ce que je dis doit être salué, encensé, porté aux nues.

Il y a, et heureusement car sinon nous serions en mesure de nous poser des questions sur le travail des éditeurs, quelques passages émouvants. Mais globalement je n’ai pas compris l’intérêt d’un tel livre. L’auteur aurait pu écrire une lettre ouverte à son père… ou aux hommes politiques qu’il accuse individuellement et nominativement de participer, par leurs décisions, à la mise à mort de son père. Ce texte m’échappe complètement et je n’ai aucune envie de le rattraper.

Essayons plutôt de lire un Philip Roth, lequel disait en 2007 : « Le travail est essentiel. Seuls les amateurs attendent l’inspiration. » A bon entendeur…

 

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