La curée – Emile Zola

« Tu n’as jamais fait le rêve, toi, d’aimer un homme auquel tu ne pourrais penser sans commettre un crime. »

Ainsi s’adesse Renée au jeune Maxime, le fils de son mari Aristide Saccard alors qu’ils se promènent en fiacre au Bois de Boulogne.

Nous retrouvons une partie des protagonistes de la série des Rougon-Macquart dans ce second volume.
Aristide est le second fils de Pierre et Félicité Rougon, au centre de La fortune des Rougon. Il monte à Paris pour faire fortune. Il a épousé Angèle dont il aura Maxime mais celle-ci meurt jeune.
Aristide Rougon change de nom et très vite, grâce à son frère Eugène il obtient une place à l’Hôtel de Ville.

« Saccard était un digne enfant de l’Hôtel-de-Ville. Il avait eu la rapidité de transformation, la fièvre de jouissances, l’aveuglement de dépenses qui secouait Paris. »

On aura vite compris que ses affaires sont aussi douteuses que périlleuses, encouragé dans ses plus vils projets par sa soeur Sidonie.

Au milieu de tout cela, il finit par épouser en secondes noces Renée, une jeune femme à la beauté légendaire dans le Tout Paris, agréablement dotée dont il n’aura de cesse de revendiquer les terrains legués par sa tante. Au prix de manipulations et de prêtes-nom.
Mais Renée aime le luxe, les robes, l’amour aussi. Prête à tout, et au pire, pour ne pas périr d’ennui dans cet hôtel particulier de la plaine Monceau.

« Alors, l’incestueuse s’habituerait à sa faute, comme une robe de gala dont les roideurs l’auraient d’abord gênée. »

Formidable description de Paris et des chantiers qui l’agitent en ces années 1860, ce roman est aussi une ode à la langueur, au vide, à la solitude.

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