L’après littérature – Alain Finkielkraut

« Nous sommes entrés dans l’âge de l’après littérature. Le temps où la vision littéraire du monde avait une place dans le monde est révolu. »

Le constat d’Alain Finkielkraut sur le monde est sans appel et il semblerait qu’il n’y ait pas beaucoup de porte de sortie.
Dans cet essai aux sujets aussi variés que l’art, le féminisme, les réseaux sociaux, le harcèlement, les livres chocs de ces derniers mois… l’auteur nous livre sans complaisance sa vision du monde actuel sans âme et dans lequel « le divertissement a fait main basse sur la grandeur sans pour autant cimenter la nation contrairement à ce qu’on voudrait croire. »

Dans le même style qu’on lui connaît à l’oral, enflammé et parfois un peu brouillon de ses trop nombreuses idées, Alain Finkielkraut n’épargne personne :
– le féminisme « La nouvelle idéologie féministe est férocement binaire et sacrifie la pluralité humaine à l’urgence du combat. »
– la justice populaire « Il n’y a pas de justice en meute. »
– l’art contemporain « Paul McCarthy et Jeff Koons sont les liquidateurs et non les continuateurs de Picasso, de Matisse ou de Paul Kleee… »

Alors oui ses positions sont parfois extrêmes et ne plairont pas à tout le monde mais j’apprécie ce pas de côté intellectuel qu’il suggère pour remettre parfois à leur juste place certaines choses, ne pas se laisser embarquer trop vite. Paradoxalement (ou pas), pas un mot ou presque sur la littérature contemporaine. Il y aurait pourtant de quoi.

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